La filière du biométhane de méthanisation, élément clé pour réussir la transition énergétique et écologique en lien avec les objectifs de la France et de l’Europe, est en plein essor. RICE y contribue fortement, notamment en accompagnant un écosystème de partenaires pour s’assurer de la conformité entre les spécifications réseaux et la qualité de ces nouveaux méthanes renouvelables.
Le biométhane, une filière en plein essor|Avec le projet CARABIO (CARActérisation des BIOméthanes), RICE se positionne comme expert dans l’analyse des composés du biométhane|Des premiers résultats issus de l’analyse statistique mais de nouvelles campagnes de mesure nécessaires pour augmenter le nombre de données|En parallèle, dans le cadre de ses partenariats R&D, RICE met au point des méthodes normalisées pour l’analyse des composés du biométhaneLa première injection de biométhane dans un réseau de gaz naturel français a eu lieu il y a tout juste 10 ans, le 17 juin 2011 à Sequedin dans le réseau GRDF, depuis le Centre de Valorisation Organique de Lille (CVO). Depuis, la filière s’est largement développée avec, au 31 mai 2021, 257 sites injectant du biométhane en France, 88% sur les réseaux de distribution et 12% sur les réseaux de transport. Il existe une vraie dynamique avec une augmentation de 74% du nombre de sites en 2020 par rapport à 2019, et déjà 43 sites mis en service en 2021 A cela s’ajoutent 1164 projets de nouveaux sites de production et d’injection de biométhane en France (à fin 2020). Retrouvez plus d’information sur le panorama du gaz renouvelable 2020.|Le projet CARABIO a été lancé en 2016 par RICE avec le support des opérateurs de réseaux et de stockage français GRDF, GRTgaz, Storengy et Teréga. Ce projet s’inscrit dans le programme de recherche « Préparer les réseaux à l’arrivée des Nouveaux méthanes » Les objectifs de ce projet sont de :- Constituer une base de données de la composition des biométhanes injectés sur les réseaux en France
- Étudier les impacts possibles des composés identifiés à court et moyen termes. En effet, il est intéressant de savoir si :
- La présence de certains composés pourrait interférer sur les analyseurs utilisés dans les postes d’injection (composés observés lors des contrôles spots du biométhane).
- Des impacts potentiels pourraient être identifiés pour les infrastructures/usages (odorisation, corrosion, combustion) et pour les utilisateurs (risque sanitaire) par rapport aux composés déjà présents dans le gaz naturel.
- Les biométhanes provenant de décharge contiennent environ 40 composés, ce qui représente moins de 10% des composés totaux analysables.
- Les procédés d’épuration cryogénique et PSA permettent de générer des biométhanes comportant moins de composés traces que les épurations par membranes.
- De nombreux composés traces ne sont observés qu’avec le biométhane produit à partir de déchets agricoles et/ou issus d’un procédé d’épuration par membranes.
- Le projet “GERG biomethane”, financé par la Commission Européenne, dont les objectifs sont notamment de :
- Travailler sur l’impact des siloxanes et d’améliorer la connaissance des biométhanes injectés
- Evaluer l’absence d’impacts de la qualité du gaz sur l’ensemble de la chaîne gazière (utilisateurs finaux, environnement, sécurité, intégrité du réseau)
- Le projet “Metrology for biomethane” d’EURAMET dont l’un des objectifs est de développer des méthodes analytiques standardisées pour mesurer les siloxanes, les terpènes et les COV. Le projet s’est terminé en septembre 2020 et a permis de commencer la rédaction de 5 normes internationales sur l’analyse de composés présents dans le biométhane comme les terpènes, les composés silicés ou les amines. Les normes sont en cours de rédaction par le groupe de travail de l’ISO/TC193/SC1/WG25. Plus d’informations sur ce projet dans la publication scientifique réalisée à cette occasion
